Ne pas dimensionner sur la puissance de l’ancienne chaudière
Les chaudières anciennes sont souvent surdimensionnées. Reprendre leur puissance pour choisir une PAC peut produire des cycles courts, un investissement inutilement élevé et un mauvais rendement.
Le point de départ est le calcul des déperditions du logement à la température extérieure de référence.
Tester les radiateurs existants
Une chaudière fioul peut envoyer de l’eau très chaude. Une PAC est plus efficace à température plus basse. Il faut donc vérifier si les radiateurs peuvent fournir la puissance nécessaire avec une eau moins chaude.
En hiver, un essai temporaire de baisse de température de départ sur la chaudière existante peut donner une indication utile, sans remplacer le calcul.
Nettoyer et équilibrer le réseau
Un circuit ancien peut contenir des boues, filtres encrassés ou déséquilibres qui étaient partiellement masqués par une chaudière très puissante. Une PAC basse température est plus sensible à ces défauts.
Le nettoyage, la filtration et l’équilibrage doivent être intégrés à la rénovation quand l’état du réseau l’exige.
Prévoir le secours et les grands froids
Le projet doit expliquer ce qui se passe lorsque la température extérieure chute fortement : puissance disponible, éventuel appoint et stratégie de régulation. Ce scénario doit être chiffré avant la pose, pas découvert au premier hiver.
Questions fréquentes
Faut-il changer tous les radiateurs ?
Pas forcément. Il faut vérifier leur puissance à une température d’eau compatible avec la PAC et remplacer seulement ceux qui sont insuffisants.
La puissance de l’ancienne chaudière suffit-elle pour choisir la PAC ?
Non. Elle peut être très différente du besoin réel du logement.
Pourquoi désembouer avant une PAC ?
Parce qu’un débit réduit ou des radiateurs encrassés pénalisent fortement un système qui travaille avec des écarts de température plus faibles.