La surface n’est qu’une donnée parmi d’autres
Isolation, volume, fenêtres, orientation, renouvellement d’air, altitude et température extérieure de base modifient le besoin. Une règle au mètre carré ne capture pas ces différences.
Le calcul des déperditions donne une puissance nécessaire à une condition extérieure donnée, ce qui permet ensuite de comparer avec la courbe de puissance de la PAC.
Une PAC trop grosse n’est pas forcément plus confortable
Le surdimensionnement augmente le coût et peut provoquer des cycles courts lorsque la machine ne sait pas descendre assez bas en puissance. Les démarrages fréquents ne sont pas un gage de confort.
Il faut regarder la modulation minimale autant que la puissance maximale.
Les radiateurs font partie du dimensionnement
La puissance de la PAC ne suffit pas si les radiateurs exigent une eau à température très élevée. Il faut associer le besoin de chaque pièce à la puissance que son émetteur peut fournir.
Parfois, remplacer quelques radiateurs critiques permet d’abaisser la température d’eau et d’améliorer le rendement global.
Le scénario de grand froid doit être écrit
Le devis doit permettre de comprendre la stratégie lorsque la demande dépasse la puissance disponible : appoint, relève éventuelle ou tolérance de température. Ce scénario ne doit pas rester implicite.
Questions fréquentes
Peut-on choisir une PAC uniquement avec la surface de la maison ?
Non. La surface ne tient pas compte de l’isolation, du climat, du volume ni des émetteurs.
Pourquoi une PAC surdimensionnée peut-elle faire des cycles courts ?
Parce que sa puissance minimale peut rester trop élevée par rapport au besoin lorsque la météo est douce.
Faut-il calculer pièce par pièce ?
C’est utile pour vérifier les émetteurs et identifier les pièces qui imposent la température d’eau la plus élevée.